29 septembre 2009
«... le vent qui s'apaise, le silence de la nuit ponctué des froissements de l'herbe et des feuilles du chêne, un chant que je sens venir de mon ventre, ma voix psalmodiant les mots tus, inconnue, au rythme imprévisible, l'irrigation de toute ma poitrine, mon souffle et les sonorités veloutées et nouvelles, ma gorge déployée, les glands tombées de l'arbre dans le panier d'osier, la forêt imaginée à l'orée du sommeil, plantée de mes mains, [...] mon enfance reposée près du chêne. »
Cathie Barreau, Les premières choses mais les oiseaux, Editions Laurence Tepper, 2009, p.76.
Ce passage clôt le récit et la troisième partie "Les premières choses que je vois quand je renais". « Trouver sa voix », disions-nous hier lors de la séance inaugurale de l'atelier d'écriture...