L'atelier d'écriture (4)
Il y a des titres de romans, de recueils ou de pièces de théâtre qui saisissent, attirent, des titres inoubliables alors même que, parfois, on ne se souvient que très confusément du contenu de l'œuvre. Certains titres apparaissent comme des promesses et sont, en quelque sorte des propositions narratives que notre imagination, nos intérêts du moment et notre sensibilité s'apprêtent à suivre.
On peut établir une liste des titres qui nous ont personnellement intrigués, frappés, qui éveillent des échos en nous, indépendamment de l'histoire qu'ils portent effectivement. Par exemple :
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Le Dernier des Mohicans,
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L'Origine rouge,
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La Stratégie des antilopes,
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Autant en emporte le vent,
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Flaques de verre,
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La Peau de chagrin,
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Dans la solitude des champs de coton,...etc.
Après avoir choisi quelques-uns des titres dans la liste, on associe librement à chacun les mots qui viennent à l'esprit.
Cependant, si on connaît l'ouvrage, il est difficile d'en faire abstraction pour vraiment se laisser porter par le seul énoncé du titre. Aussi peut-on transformer ces expressions en suivant une consigne simple :
L'analogie (les synonymes) : L'Origine rouge / Le Commencement écarlate
L'antonymie (les mots de sens opposé) partielle : Autant en emporte le vent / Ce qui reste après le vent.
Avec l'un des titres, modifiés ou non, et les mots qui lui sont associés, il est possible d'écrire un texte narratif ou un poème sous une forme libre :
Ce qui reste après le vent
Un matin
De peu
Un matin
De petit gris
Le frottis des cailloux
Au passage
Une seule
Silhouette
Deux ombres
L’enfant qu’il porte
L’âme toute bleue
Le sourire sérieux des anges
Règne après les batailles
Nema Revi, Chute première, 1, (extrait)