22 septembre 2009
« Presque tous (1) rêvaient et divaguaient pendant leur sommeil : alors jurons, mots d'argot, couteaux, haches revenaient, le plus souvent, sur leur langue. "On est des gens rossés, disaient-ils ; on est tout écrasé par-dedans, c'est pour ça qu'on crie la nuit. " »
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La maison des morts est le bagne de Sibérie où Dostoïevski a passé six années comme condamné politique. « Ils » désignent les autres bagnards, condamnés de droit commun.
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski, Souvenirs de la maison des morts, Gallimard, coll. Foilo, 1977, p.53.