La bibliothèque imaginaire (suite)

Publié le par Nema Revi

Concédons qu'on ne peut pas toujours se fier à une première lecture d'un ouvrage quel qu'il soit, que la première approche, sous l'influence des circonstances, peut être décevante mais qu'on aurait bien tort de bannir pour jamais le livre qui a déplu une fois.

Il s'agit seulement d'élire ici ceux que l'on aimerait relire.

Quel sens donner à cette définition de tels livres «qui nous relient au monde de leur longue et profonde respiration » ? Ce sont des livres amicaux, qui donnent « un beau visage », comme le dit JØrn Riel, des compagnons de vie dont la présence permet de poser l'être, des livres presque maternels tant l'image du lien au monde évoque un temps prénatal et pourtant aussi des livres décisifs dont la lecture « brise la mer gelée en nous » - pour respirer, il faut bien que l'air circule - . Ce sont des livres paradoxaux qui disent le monde dans les plis de leurs histoires, l'éclairent en découvrant toute son opacité, des livres enfin qui se déchirent sur l'inouï, singuliers et uniques.

Vingt titres ?

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